La paire de jeans trop petite : 3 raisons pour ne pas l’acheter

La plupart des femmes aiment le magasinage. Que ce soit un petit plaisir solitaire, une virée entre filles ou un moment pénible pour chéri, c’est bon pour le moral.

Lorsqu’on magasine, une zone est activée dans le cerveau : le système de récompense. Cette zone, lorsqu’elle est stimulée, libère l’hormone qu’est la dopamine, soit l’hormone du bonheur ! Magasiner contribue à augmenter notre bonne humeur.

Pourtant, ce petit moment de bonheur peut se transformer très vite en cauchemar. J’en sais quelque chose.  C’est souvent lorsqu’on magasine qu’on s’aperçoit qu’on a pris du poids.

J’ai décidé de vous raconter l’histoire de la paire de jeans trop petite, supposée motivatrice pour perdre du poids et qui finira par moisir dans le fond du tiroir.

L’histoire de la « fichue  » paire de jeans trop petite

Aujourd’hui, je décide de me faire plaisir et d’aller magasiner. Je suis de bonne humeur et je suis confiante de faire de beaux achats. Je me pointe au centre commercial, pleine d’espoir et fébrile de ce petit moment passé avec moi-même.

J’aime magasiner seule, cela me permet de prendre mon temps et de ne pas attendre après personne. Je rentre dans toutes les boutiques et je fais du repérage. Ensuite, je peux commencer à essayer. Jusque-là, tout se passe bien.

C’est dans la cabine d’essayage que ça se gâte, quand je décide d’essayer une belle paire de jeans. Je prends ma grandeur habituelle et oh, surprise, c’est là que ça me frappe comme un coup de poing en plein visage. Je réalise que je dois prendre deux points plus grands. Ça, ça fait mal.

J’ai le goût de m’écraser par terre dans le fond de la cabine d’essayage. Je ne pensais jamais avoir pris autant de poids. Comment ça se fait que je ne l’ai pas vu venir ? Et là je culpabilise et je me sens coupable. J’aurais dû faire plus attention. J’aurais dû m’entraîner plus souvent.

J’aurais dû ne pas aller au restaurant. J’aurais donc dû faire ceci ou cela ou ne pas faire ceci ou cela. Je me tape sur la tête. Je suis découragée. J’ai le goût de pleurer.

Après toutes ces émotions, survient une sorte de regain qui sort de je ne sais trop où et qui me donne l’idée de génie pour me motiver.  Je me dis « Ok, je me reprends en main. Je me mets au régime demain. » (Je ne sais pas pourquoi mais c’est toujours demain, jamais aujourd’hui…).

Entêtée, j’achète quand même la paire de jeans trop petite en me disant « Ça va me motiver à perdre du poids et dans 2 semaines je vais rentrer dedans. Je te garantis que je vais entrer dans cette fichue paire de jeans ». Comme si je voulais me prouver quelque chose à moi-même.

Finalement, ce n’est pas l’idée du siècle

Le lendemain, je suis super motivée. C’est ce matin que ça commence. Je place la paire de jeans pas trop loin dans la garde-robe. Je monte sur la balance. Je ne m’attends pas à voir ce chiffre.

Ce n’est pas grave, je suis capable. Je vais perdre 10 livres rapidement. C’est parti. Je coupe la nourriture de façon radicale. Je mange tellement peu que je me couche le soir avec le ventre qui gargouille.

C’est sûrement bon signe. Demain matin, je vais avoir perdu au moins une livre. Après quelques jours, c’est la déception. Rien n’a bougé sur la balance. Je suis frustrée. Je dirais même plus, enragée. Je ne comprends pas pourquoi ça ne bouge pas.

Pourtant, je ne mange presque pas. Je me ressaisis et je continue. Je me pèse. Matin. Midi. Soir. Tous les jours. Je dois rester en contrôle.

Au bout d’une semaine, je réessaie la paire de jeans. Le bouton est encore trop loin pour réussir à l’attacher. C’est long. C’est trop long. Je continue, encore une, deux et puis trois autres semaines.

Laisse-moi te dire qu’au bout d’un mois, ça commence à être dur sur le moral. J’ai quand même réussi à perdre quelques livres mais pas suffisamment à mon goût.  C’est bien trop difficile de tenir le coup encore plus longtemps.

J’ai faim. Sans jeu de mot, je mangerais un bœuf. Peu à peu, je retombe dans mes vieilles habitudes. Je délaisse la balance. Je perds le contrôle et on dirait que je m’en fout…jusqu’à ce que je retourne magasiner dans quelques mois et que là, le cercle vicieux recommence.

À ce stade-ci, la paire de jeans a pris le bord et elle est rendue loin. Pratiquement au royaume de Fort Fort Lointain.

Je ne compte plus les fois où j’ai vécu cette situation dans les cabines d’essayage et où j’ai eu envie de pleurer. Pendant des années (environ 20 ans pour dire vrai), j’ai été dans ce cercle vicieux où j’ai joué au yoyo avec mon poids.  Perds 20 livres. Reprends 20 livres. Perds encore 20 livre. Et ainsi de suite.

Je n’ai pas été très douce avec mon corps. Je lui en ai fait voir de toutes les couleurs. Il en a subi des torts considérables.

Je l’ai privé tellement souvent de nourriture et de nutriments essentiels à son bon fonctionnement qu’il en a été traumatisé. Lorsqu’on prive drastiquement notre corps de nourriture, il ralentit et se met en mode survie. En mangeant moins de calories, l’organisme reçoit moins d’énergie que d’habitude pour effectuer son travail.

À chaque fois, il a dû se dire « Ok les boys, on ralentit le rythme, elle va encore nous priver de nourriture. On fait des réserves. ». Le corps va alors stocker le moindre petit gramme de sucre et de graisse qu’on va lui apporter en prévision des temps plus durs. C’est bien fait quand même ces petites bêtes là ! Sauf que les kilos perdus vont revenir assez vite et souvent, de nouveaux vont s’ajouter.

Je me suis mis une pression énorme par rapport à mon poids, ce qui m’a fait vivre beaucoup de stress. Le stress provoque un afflux sanguin dans le corps et vient soudainement accélérer notre métabolisme.

Nous avons souvent comme réflexe d’utiliser la nourriture comme un moyen de compenser cette réaction. Après une journée stressante au bureau, qui n’a pas déjà eu l’envie de se récompenser en s’offrant un hamburger ou une pizza ?

En étant consciente de ce phénomène, on peut mieux prévoir le coup et trouver d’autres façons d’évacuer notre stress que de se « garocher » dans des aliments riches en calories.

J’ai  été prisonnière de ce cercle vicieux jusqu’au jour où j’ai compris que je devais changer de mode de vie. Pas seulement pour quelques semaines quand je décide de perdre quelques livres. Non. C’est à tous les jours, pendant toute l’année.  Des solutions de courte durée apportent des résultats de courte durée. Un mode de vie plus sain apporte des changements durables et à long terme.

Voici  3 raisons pour laisser la paire de jeans trop petite sur la tablette.

1) Elle nous déprime

Acheter des vêtements trop petits est un couteau à deux tranchants. On pense que cela va nous aider à augmenter notre motivation à perdre du poids. Grosse erreur. Ça peut fonctionner un certain temps, mais à un moment donné, ça va nous déprimer.  Pourquoi ? Parce que nos objectifs de perte de poids seront trop élevés et nous aurons de la difficulté à les atteindre.

Fixez-vous de petits objectifs pour changer petit à petit votre style de vie et vos habitudes alimentaires.  Un changement par semaine est un bon rythme pour qu’il porte ses fruits à long terme.

2) Elle nous rend irritable

On se met tellement de pression pour réussir à attacher le bouton qu’on devient à fleur de peau. Plusieurs émotions négatives font alors surface tels la frustration, la déception, le doute,  la colère et j’en passe. C’est difficile pour les gens qui nous entourent car notre humeur n’est pas toujours égale. Elle va au gré du chiffre sur la balance. Si ça baisse, notre humeur monte et si ça monte, notre humeur est au plus bas. 

Prenez du recul et familiarisez-vous avec vos émotions en pratiquant la relaxation ou la méditation.

3) C’est dangereux pour l’image de soi

On a investi entre 75 $ et 100 $ dans une belle paire de jeans mais on ne peut pas la porter parce qu’on n’entre même pas dedans… On va alors commencer à se déprécier, à se faire des reproches intérieurs  et  à se sentir mal dans notre peau. Pourquoi ne pas investir notre argent de façon plus stratégique ? 

Achetez des vêtements qui vous font vous sentir bien, qui vous mettent en valeur et que vous pourrez porter dès MAINTENANT. Vous allez augmenter votre confiance en vous et vous serez agréablement surprise des compliments que vous recevrez. Et en plus, vous retrouverez le plaisir d’aller magasiner.

Ça vous interpelle ? Contactez-moi pour en savoir plus sur mon programme d’accompagnement Faites la paix avec votre poids…une fois pour toute !

 

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